Méthodologie

La méthodologie choisie est celle de la recherche interventionnelle (RI) impliquant le secteur des travailleurs de première ligne d’aide et de soins et les usagers. La caractéristique de la recherche interventionnelle est de valoriser les théories de l’action construites par les praticiens en situations concrètes. Celle-ci est définie comme l’utilisation des méthodes de la recherche pour produire des connaissances concernant des interventions, qu’elles soient menées ou non dans le champ du système de santé. Elle a pour objectifs de démontrer l’efficacité des interventions, d’analyser les leviers à mobiliser, les mécanismes des interventions, leurs conditions et modalités de mise en œuvre, leur reproductibilité et durabilité. Elle repose sur l’expérimentation et sur la capitalisation des innovations de terrain et pour cela fait appel à un large éventail de disciplines, de méthodes et d’outils scientifiques. À visée opérationnelle, la RI tend à produire des connaissances utiles à l’action et à la décision. Il s’agit dans cette méthodologie d’impliquer dans la démarche de recherche des partenaires « acteurs de terrain » et de valoriser l’approche interdisciplinaire en préservant l’expression et la spécificité des savoirs disciplinaires (Alla & Kivits, 2015).

Le recueil de données sera effectué selon une approche qualitative basée sur des entretiens de recherche individuels et des entretiens collectifs. La méthodologie choisie pour aborder le phénomène sera celle de l’analyse en groupe (Van Campenhoudt, Chaumont et Franssen, 2005). Cette méthode est particulièrement adaptée à l’étude des pratiques en réseau puisqu’elle rassemble des professionnels de différents champs impliqué dans le traitement de problèmes sociaux et médicaux.

La population cible sera composée d’acteurs « clé » du secteur de la première ligne d’aide et de soins et de bénéficiaires (décideurs, institutions, administrations, opérateurs, représentants des usagers, futurs professionnels, …). Les acteurs “clé” déjà identifiés sont : les réseaux (RéLIAN, Réseau Santé Wallon, les réseaux de soins en Santé mentale, les services intégrés de soins à domicile…), les coordinations de soins, les cliniques de concertation, les Maisons Médicales, … Les chercheuses ont des contacts avec ces divers secteurs par leurs expériences professionnelles.

Il sera intéressant d’ajouter à cela la participation des étudiants des différents cursus selon les modalités pratiques et possibles des différents départements. En fonction de la praticabilité des horaires et de la taille des classes, des rencontres entre étudiants des différentes sections pourraient être organisées autour de cas cliniques précis par exemple.